|
|
|
|
|
|
La Guerre du Kippour
10/01/2006 11:39
Kippour, guerre du (appelée guerre du Ramadan dans les pays arabes), quatrième conflit armé entre Israël et les pays arabes voisins, déclenché le jour de la fête juive de Yom Kippour.
En 1973, la tension qui règne au Proche-Orient depuis 1967 s’accroît et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), créée en 1964, étend largement son audience chez les Palestiniens des Territoires occupés par Israël, sous l’influence du mouvement de Yasser Arafat, l’al-Fatah, très dépendant de l’appui égyptien. À l’ONU, les demandes d’évacuation des Territoires occupés, réitérées par les pays arabes depuis 1967, se heurtent à des refus successifs.
Or, depuis cette époque, tandis qu’en Égypte Anouar al-Sadate a succédé à Nasser, dans de nombreux pays arabes, des gouvernements forts ont pris le pouvoir : le colonel Kadhafi en Libye, le général Hafez al-Assad en Syrie. En septembre 1973, des négociations permettent une grande réconciliation de tous les pays arabes, y compris la Jordanie du roi Hussein, qui a pourtant, deux ans auparavant, chassé les combattants palestiniens du pays. En Israël, Golda Meir est devenue Premier ministre dans un État qui, de nouveau, semble assiégé : fortement soutenu par les États-Unis (en particulier sur la question des Territoires occupés), Israël est pourtant très menacé par une coalition que soutient, avec une discrétion toute relative, l’URSS.
| 3 |
|
DES SUCCÈS ARABES AU REDRESSEMENT ISRAÉLIEN |
Le 6 octobre 1973, l’Égyte et la Syrie lancent conjointement une attaque-surprise contre l’État hébreu — la Syrie sur le plateau du Golan et l’Égypte dans le Sinaï — qui plonge alors l’armée israélienne dans un état critique. Les Syriens, aidés par des troupes jordaniennes et irakiennes, prennent tout d’abord l’avantage au nord mais, le 8 octobre, ils sont stoppés. À partir du 11 octobre, les soldats israéliens avancent en Syrie jusqu’à 30 km de Damas. Au sud, les Égyptiens traversent le canal de Suez et progressent d’environ 10 km dans le Sinaï occupé par Israël, avant d’être freinés à leur tour. Après l’une des plus grandes batailles de blindés jamais connues dans la région et au cours de laquelle se distingue le général israélien Ariel Sharon, le 16 octobre, les Israéliens contre-attaquent puis, par une manœuvre audacieuse (le passage entre deux armées égyptiennes), franchissent le canal de Suez et envahissent l’Égypte.
Immédiatement, l’URSS fait pression sur Sadate pour qu’il signe un cessez-le-feu, tandis que le secrétaire d’État américain Henry Kissinger est invité à Moscou par Leonid Brejnev. Un cessez-le-feu, négocié par l’entremise de l’Organisation des Nations unies (ONU), est conclu avec la Syrie le 22 octobre, et avec l’Égypte deux jours plus tard. Au cours de ces négociations, la pression des deux « super-grands » est prépondérante : Israël, ayant poursuivi les opérations, était aux portes du Caire et l’URSS menaçait d’intervenir directement dans le conflit le 22 octobre ; les États-Unis mettent alors leurs troupes en état d’alerte. L’ONU décide l’envoi de Casques bleus (2 300 hommes). Les négociations se poursuivent jusqu’au 11 novembre, et l’« accord du km 101 » rend le cessez-le-feu enfin effectif.
| 4 |
|
UNE GUERRE SANS VAINQUEUR NI VAINCU |
Bien que cette guerre ait été gagnée par Israël, l’Égypte, grâce à son succès initial, parvient à en faire une victoire psychologique, ayant prouvé que ses armées pouvaient infliger de lourdes pertes aux Israéliens. En Israël, le Premier ministre Golda Meir, rendue responsable du manque de préparation de l’armée israélienne, est contrainte de démissionner. C’est au cours de la guerre du Kippour que le pétrole est utilisé pour la première fois comme « arme » dans le conflit israélo-arabe. D’octobre 1973 à mars 1974, les pays arabes imposent en effet un embargo sur les ventes de pétrole aux nations occidentales amies d’Israël (voir pétroliers, chocs). En Israël même, cette guerre confirme le statut des Territoires occupés où la population palestinienne, considérée avec une méfiance croissante par l’État hébreu, allait s’enfoncer de plus en plus dans la misère et dans le désir d’indépendance.
| |
|
|
|
|
|
|
|
La guerre des 6 jours
04/01/2006 18:36
UNE GUERRE PRÉVENTIVE
Cette guerre est l'aboutissement du conflit israélo-arabe qui, au cours des premiers mois de l'année 1967, se traduit par des positions de plus en plus agressives de part et d'autre. L'Égypte obtient le retrait des troupes de l'Organisation des Nations unies (ONU) stationnées dans le Sinaï et à Gaza depuis 1957. Puis massant ses troupes dans le secteur, le colonel Nasser en vient à décréter la fermeture du détroit de Tiran qui ouvre sur le golfe d'Aqaba — un passage clef du transport maritime — privant les Israéliens de tout approvisionnement en pétrole. Aussitôt Israël considère ce geste comme une provocation.
UN SUCCÈS FOUDROYANT Les hostilités sont déclenchées le 5 juin par un raid préventif israélien qui détruit au sol presque toute l'aviation égyptienne, mais aussi jordanienne et syrienne. Ayant la maîtrise des airs, Israël, sous l'impulsion du ministre de la Défense, le général Moshe Dayan, lance alors une offensive générale. Les blindés israéliens, commandés par le général Yitzhak Rabin, s'emparent dès le 6 de la bande de Gaza. Le lendemain, le 7 juin, les Israéliens ne sont plus qu'à quarante kilomètres du canal de Suez. Simultanément, ils combattent les Jordaniens dans la vieille ville de Jérusalem et prennent le contrôle de la partie arabe, ainsi que de Jéricho en Cisjordanie, amenant la Jordanie à cesser les combats. La rive orientale du canal de Suez est atteinte le 8 par Tsahal (l'armée israélienne), qui lève ainsi le blocus d'Aqaba. Le 9, le Sinaï est aux mains de Tsahal qui marche sur la Syrie. Le 10 juin, lorsque les affrontements cessent, Israël contrôle toute la péninsule du Sinaï, la bande de Gaza, la Cisjordanie, la partie est de Jérusalem et le site stratégique des hauteurs du Golan en Syrie. Les pertes humaines sont également lourdes pour les pays arabes : 20 000 morts pour l'Égypte, 6 000 pour la Jordanie et 500 pour la Syrie, contre 800 Israéliens.Israël a gagné des territoires dont la superficie est quatre fois supérieure à la sienne en 1949, avec une population arabe de 1,5 million d'habitants. Mais ces « territoires occupés » n’allaient pas tarder à devenir un des principaux sujets de tension avec ses voisins arabes.
| |
|
|
|
|
|
|
|
Déclaration d'Indépendance d'Israël
04/01/2006 18:18
14 mai 1948
"ERETZ-ISRAEL est le lieu où naquit le peuple juif. C'est là que se forma son caractère spirituel, religieux et national. C'est là qu'il réalisa son indépendance, créa une culture d'une portée à la fois nationale et universelle et fit don de la Bible au monde entier.
Contraint à l'exil, le peuple juif demeura fidèle au pays d'Israël à travers toutes les dispersions, priant sans cesse pour y revenir, toujours avec l'espoir d'y restaurer sa liberté nationale.
Motivés par cet attachement historique, les juifs s'efforcèrent, au cours des siècles, de retourner au pays de leurs ancêtres pour y reconstituer leur Etat. Tout au long des dernières décennies, ils s'y rendirent en masse : pionniers, maapilim et défenseurs. Ils y défrichèrent le désert, firent renaître leur langue, bâtirent cités et villages et établirent une communauté en pleine croissance, ayant sa propre vie économique et culturelle. Ils n'aspiraient qu'à la paix encore qu'ils aient toujours été prêts à se défendre. Ils apportèrent les bienfaits du progrès à tous les habitants du pays. Ils nourrirent toujours l'espoir de réaliser leur indépendance nationale.
En 1897, inspiré par la vision de l'Etat juif qu'avait eue Théodore Herzl, le premier congrès sioniste proclama le droit du peuple juif à la renaissance nationale dans son propre pays. Ce droit fut reconnu par la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917 et réaffirmé par le mandat de la Société des nations qui accordait une reconnaissance internationale formelle des liens du peuple juif avec la terre d'Israël, ainsi que de son droit d'y reconstituer son foyer national.
La Shoah qui anéantit des millions de juifs en Europe, démontra à nouveau l'urgence de remédier à l'absence d'une patrie juive par le rétablissement de l'Etat juif dans le pays d'Israël, qui ouvrirait ses portes à tous les juifs et conférerait au peuple juif l'égalité des droits au sein de la famille des nations.
Les survivants de la Shoah en Europe, ainsi que des juifs d'autres pays, revendiquant leur droit à une vie de dignité, de liberté et de travail dans la patrie de leurs ancêtres, et sans se laisser effrayer par les obstacles et la difficulté, cherchèrent sans relâche à rentrer au pays d'Israël.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le peuple juif dans le pays d'Israël contribua pleinement à la lutte menée par les nations éprises de liberté contre le fléau nazi. Les sacrifices de ses soldats et l'effort de guerre de ses travailleurs le qualifiaient pour prendre place à rang d'égalité parmi les peuples qui fondèrent l'Organisation des Nations unies.
Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations unies adopta une résolution prévoyant la création d'un Etat juif indépendant dans le pays d'Israël et invita les habitants du pays à prendre les mesures nécessaires pour appliquer ce plan. La reconnaissance par les Nations unies du droit du peuple juif à établir son Etat indépendant ne saurait être révoquée.
C'est de plus, le droit naturel du peuple juif d'être une nation comme les autres nations et de devenir maître de son destin dans son propre Etat souverain.
EN CONSEQUENCE, NOUS, MEMBRES DU CONSEIL NATIONAL REPRESENTANT LE PEUPLE JUIF DU PAYS D'ISRAEL ET LE MOUVEMENT SIONISTE MONDIAL, REUNIS AUJOURD'HUI, JOUR DE L'EXPIRATION DU MANDAT BRITANNIQUE, EN ASSEMBLEE SOLENNELLE, ET EN VERTU DES DROITS NATURELS ET HISTORIQUES DU PEUPLE JUIF, AINSI QUE DE LA RESOLUTION DE L'ASSEMBLEE GENERALE DES NATIONS UNIES, PROCLAMONS LA FONDATION DE L'ETAT JUIF DANS LE PAYS D'ISRAEL, QUI PORTERA LE NOM D'ETAT D'ISRAEL.
NOUS DECLARONS qu'à compter de la fin du mandat, à minuit, dans la nuit du 14 au 15 mai 1948, et jusqu'à ce que des organismes constitutionnels régulièrement élus entrent en fonction, conformément à une Constitution qui devra être adoptée par une Assemblée constituante d'ici le 1er octobre 1948, le présent Conseil agira en tant qu'Assemblée provisoire de l'Etat et que son propre organe exécutif, l'administration nationale, constituera le gouvernement provisoire de l'Etat d'Israël.
L'ETAT D'ISRAEL sera ouvert à l'immigration des juifs de tous les pays où ils sont dispersés; il développera le pays au bénéfice de tous ses habitants; il sera fondé sur les principes de liberté, de justice et de paix enseignés par les prophètes d'Israël; il assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe; il garantira la pleine liberté de conscience, de culte, d'éducation et de culture; il assurera la sauvegarde et l'inviolabilité des Lieux saints et des sanctuaires de toutes les religions et respectera les principes de la Charte des Nations unies.
L'ETAT D'ISRAEL est prêt à coopérer avec les organismes et représentants des Nations unies pour l'application de la résolution adoptée par l'Assemblée le 29 novembre 1947 et à prendre toutes les mesures pour réaliser l'union économique de toutes les parties du pays.
NOUS FAISONS APPEL aux Nations unies afin qu'elles aident le peuple juif à édifier son Etat et qu'elles admettent Israël dans la famille des nations.
Aux prises avec une brutale agression, NOUS INVITONS cependant les habitants arabes du pays à préserver les voies de la paix et à jouer leur rôle dans le développement de l'Etat sur la base d'une citoyenneté égale et complète et d'une juste représentation dans tous les organismes et les institutions de l'Etat, qu'ils soient provisoires ou permanents.
NOUS TENDONS la main de l'amitié, de la paix et du bon voisinage à tous les Etats qui nous entourent et à leurs peuples. Nous les invitons à coopérer avec la nation juive indépendante pour le bien commun de tous. L'Etat d'Israël est prêt à contribuer au progrès de l'ensemble du Moyen Orient.
NOUS LANÇONS UN APPEL au peuple juif de par le monde à se rallier à nous dans la tâche d'immigration et de mise en valeur, et à nous assister dans le grand combat que nous livrons pour réaliser le rêve poursuivi de génération en génération : la rédemption d'Israël.
CONFIANTS DANS LE ROCHER D'ISRAEL, NOUS SIGNONS CETTE DECLARATION SUR LE SOL DE LA PATRIE, DANS LA VILLE DE TEL AVIV, EN CETTE SEANCE DE L'ASSEMBLEE PROVISOIRE DE L'ETAT, TENUE LA VEILLE DU CHABBATH, 5 IYAR 5708, 14 MAI 1948."
| |
|
|
|
|